Basse Normandie

 

 

17 590 km²

1 480 000 habitants

 




Sées

Ville de 4400 habitants, Sées est une ville de l'Orne dont le chef-lieu est Alençon.
Cette ville accueille l'Evêché.

On parle alors du Diocèse de Séez, avec un "z"

 

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ce nom était orthographié Séez. Cette graphie a d'ailleurs été conservée par l'Église catholique (diocèse de Séez, évêque de Séez). L'orthographe officielle Sées remonte à l'époque de Napoléon Bonaparte, à la suite de la campagne d’Italie, afin d'éviter l'homonymie avec Séez de Savoie (alors française).

 

Visages sculptés de pilier de la Cathédrale de Sées
Visages sculptés de pilier de la Cathédrale de Sées

Le Sud de l'actuelle Normandie fut vraisemblablement évangélisé par saint Martin de Tours et ses compagnons. Le Perche garde le souvenir de sainte Céronne, une moniale venue de la région de Béziers, morte en 490.

 

L'établissement épiscopal vint de Tours ou de Rouen vers le Ve siècle. Ainsi saint Latuin est le premier évêque de Séez, ou plutôt d'Exmes. Il semblerait en effet que le premier évêché se situa à Exmes, cité romaine importante.

L'évêque Passivus signe les documents des conciles comme évêque d'Exmes puis comme évêque de Séez à partir de 541. À cette date, il semblerait que le redécoupage des diocèses créa deux nouveaux évêchés, Lisieux et Séez, remplaçant pour partie le diocèse d'Exmes.


Soligny la Trappe

Le 25 novembre 1120, la "Blanche-Nef" fait naufrage, emportant avec elle de nombreux nobles normands, dont Mathilde du Perche, fille illégitime d'Henri Ier d'Angleterre. En souvenir de ce naufrage, son mari, le comte Rotrounote  fait bâtir un oratoire à Soligny en 1122.

Quelques années plus tard, il souhaite qu'un monastère s'implante en ce lieu pour que des moines prient pour le repos de l'âme de sa femme. Les moines qui viennent construire l'abbaye sont issus de l'abbaye normande du Breuil-Benoît. Il s'installent à côté de l'oratoire le 10 septembre 1140.

Une bulle d'Eugène III vient confirmer la charte de fondation de l'abbaye en juin 1147

 

Un moine de Soligny la Trappe
Un moine de Soligny la Trappe

L'abbaye Notre-Dame de La Trappe (appelée jusqu'au début du XXe siècle La Grande-Trappe) est un monastère en activité, situé à Soligny-la-Trappe (Orne, France). Né au XIe siècle dans l'éphémère congrégation de Savigny, il rejoint comme son abbaye-mère l'ordre cistercien en 1147.

Alors que l'abbaye de la Trappe est confrontée, comme la plupart des établissements monastiques en général et cisterciens en particulier, à une baisse de la ferveur monastique aux XVIe et XVIIe siècles, elle est refondée suivant une lecture plus stricte de la règle en 1660. Cette réforme, initiée par l'abbé Armand Jean Le Bouthillier de Rancé, est dite originellement « de l'étroite observance », puis « de la stricte observance », mais plus communément appelée « trappiste » en hommage à l'abbaye qui lui a donné naissance.

Fermée comme tous les autres établissements monastiques à la Révolution française, la Trappe voit partir en exil l'abbé Augustin de Lestrange avec quelques moines ; ce sont eux qui, revenant en 1814, fondent à nouveau l'ordre cistercien de la stricte observance à la Trappe, d'où il rayonne dans le monde entier. En 1898, avec la restauration de Cîteaux, abbaye originelle de l'ordre cistercien, l'abbaye de la Trappe cesse d'être la tête de l'ordre auquel elle a donné son nom.

 

Source Wikipedia


Ivry la Bataille

Henri IV et son panache blanc
Henri IV et son panache blanc

La bataille d'Ivry, le 14 mars 1590, est une bataille des guerres de religion qui ensanglantèrent ponctuellement le Royaume de France entre 1562 et 1598.

Elle oppose l’armée royale commandée par Henri IV à l’armée ligueuse, renforcée de contingents espagnols, commandée par le duc Charles de Mayenne. Elle se déroule dans la plaine Saint-André entre la ville de Nonancourt et la ville d'Ivry, ensuite renommée Ivry-la-Bataille en souvenir du combat. Malgré leur supériorité numérique, les ligueurs sont mis en déroute.

C'est lors de ce combat qu'aurait été prononcé par Henri IV, en référence aux grandes plumes blanches que le roi avait fait poser sur son chapeau pour être plus facilement repérable pendant la bataille, le célèbre mais probablement apocryphe :

« Mes compagnons, si vous courez aujourd'hui ma fortune, je cours aussi la vôtre ; je veux vaincre ou mourir avec vous. Dieu est pour nous. Voici ses ennemis et les nôtres. Voici votre roi. Gardez bien vos rangs, je vous prie ; si la chaleur du combat vous le fait quitter, pensez aussitôt au ralliement : c'est le gain de la bataille. Vous le ferez entre ces trois arbres que vous voyez là-haut à main droite. Si vous perdez vos enseignes, cornettes ou guidons, ne perdez point de vue mon panache ; vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire »

Cette harangue est passée à la postérité résumée en "Ralliez-vous à mon panache blanc".

 

Source : Wikipedia