Kraj de Moravie-Silésie

Moravskoslezský kraj

 

 

La Région fait 5 445 km²

(6 823 pour le Morbihan).

Elle comprend 1 0250 000 hab

(740 000 pour le Morbihan)

La Région de Moravie-Silésie est la première région industrielle de la République tchèque.

 



Ostrava, la capitale

Les usines sidérurgiques de Nova Hut' (Ostrava)
Les usines sidérurgiques de Nova Hut' (Ostrava)

 

Ostava : 3ème ville de République tchèque (après Prague et Brno)

 300 000 hab.


Ostrava est une ville au prestigieux passé industriel et minier. Ainsi la région entre Ostrava et Karviná est un grand bassin industriel. Par suite de la concentration de l'industrie lourde (traitement du charbon, usines sidérurgiques, mécanique lourde, cokeries, centrales électriques, usines à gaz, complexe chimique), les conditions environnementales se sont fortement dégradées.

 

Hormis Ostrava, le « cœur d'acier de la république » (en tchèque ocelové srdce republiky) comme on l'appelait sous l'ère communiste, les grandes villes ouvrières de la région sont Karviná, Orlová, Bohumín (pour l'acier et les laminoirs).

D''autres villes, plus modestes, dépendent entièrement de cette activité industrielle sur le plan économique


Ostrava, l'industrielle

Ostrava, point noir de la Réoublique tchèque ?
Ostrava, point noir de la Réoublique tchèque ?

En effet, ce qui fait surtout l'intérêt d'Ostrava ce sont les vestiges de son patrimoine industriel. Ceux-ci sont représentés par trois sites majeurs visitables et particulièrement bien mis en valeur.

 

 

Il s'agit

 

-de la mine Michal,

-du site de Landek

-et des hauts-fourneaux de Vitkovice.

 

Chacun d'entre eux possède ses caractéristiques propres et leurs visites ne seront pas redondantes.

 

Důl Michal

La Mine Michal a commencé à être exploitée en 1850, à l'époque en tant que propriété de l'état austro-Hongrois. La construction d'une ligne de chemin de fer entre Vienne et la Pologne pour le transport du sel l'a fait changer de mains. La société ferroviaire la rachète en effet afin d'utiliser son charbon pour les locomotives à vapeur. Entre 1915 et 1920 elle sera reconstruite dans son état actuel et électrifiée pour en faire l'une des mines alors les plus modernes d'Europe, ce qui ne nécessitera plus de grands travaux ultérieurs. Après la Deuxième Guerre, elle est nationalisée et, à partir des années 60 sera exploitée à perte. En 1990, avec la chute du communisme, elle est privatisée et rapidement fermée car non rentable. Le 30 mai 1993 en sort le dernier chariot de charbon. En 1995, elle est inscrite dans le patrimoine national culturel tchèque et ouvre aux visiteurs en 2000.

 

Landek Park

Deuxième étape de ce tour d'Ostrava l'industrielle : Landek Park. Il s'agit du plus grand musée minier de République Tchèque. Alors que la visite de la mine Michal se passe plutôt en aérien, cette fois-ci les choses se passent sous terre. Les galeries descendaient jusque 622 mètres de profondeur, sur 6 étages espacés de 180 mètres chacun.

 

Dolní oblast Vítkovice

Les hauts-fourneaux de Vitkovice sont sans conteste le point d'orgue d'une visite à Ostrava. Ce site immense est digne d'un film de science fiction. Il s'agit du seul site d'Europe conservé où se déroulait l'ensemble du processus sidérurgique.

Sa construction a débuté en 1828, sous l'impulsion de l'évêque local et le financement de l'empereur. En 1845, c'est la famille Rotschield qui rachète ce site industriel et en gardera la propriété jusque 1945. En 1890, il s'agit de la plus grande usine sidérurgique d'Europe, l'extraction du charbon jusqu'à 1 200 mètres de profondeur s'y fera jusqu'en 1992.

Malheureusement, avec les fermetures des mines de la région dans les années 1990, c'est plus de 80 000 ouvriers et mineurs qui se retrouvent sur le carreau dans le bassin d'emploi. D'où un besoin crucial de réussir une reconversion de l'économie locale et de dynamiser la ville ainsi économiquement sinistrée. Dolní Vítkovice est ainsi au coeur d'un projet en 6 étapes à l'horizon 2050.

 

Sources PVTISTES.NET