Kraj de Prague

Hlavní město Praha

 

 


 

Incident localisé, spectaculaire, violent, la défenestration de Prague, le 23 mai 1618,  fut la cause immédiate de la guerre de Trente Ans.

 

 

1618-1648 : la guerre de 30 ans  a ruiné pour longtemps l'Europe centrale

 

 

Le 8 novembre 1620, non loin de Prague, ce fut l'une des premières et des plus importantes batailles de la guerre de Trente Ans.

 

Il commence le 5 janvier 1968. Avec Alexander Dubček, les Tchécoslovaques gagnent en liberté.

 

Par son suicide public, Ian Palach souhaitait protester contre l'indifférence de la population à l’invasion de son pays par les forces du pacte de Varsovie en août 1968.

 

 

Le pont Charles est un pont construit sur la Vltava.  Il relie le vieux Prague  au quartier de Malá Strana.

 

Le 29 août 1639, les Suédois sont aux portes de la ville. Le gouvernement est sur le point de partir. Au Carmel, on ne perd pas confiance, on prie. On passe la nuit au pied de l'Enfant-Jésus. Le lendemain, le siège est levé.



La défenestration de Prague, le 23 mai 1618


Acte de violence commis au château de Prague, le 23 mai 1618, contre les gouverneurs impériaux ; deux d'entre eux, Martinic et Slawata, sont précipités d'une fenêtre par les protestants des états de Bohême dont l'empereur Mathias a violé les droits religieux concédés par la lettre de majesté.

 

Les victimes ont la vie sauve, mais la défenestration de Prague a de profondes répercussions. En politique intérieure, le gouvernement et l'administration passent aux mains des états, qui installent à Prague un collège de trente directeurs (dix pour chaque état) ; le comte de Thurn a la charge des troupes ; les Jésuites sont expulsés. En politique allemande, la révolte de Bohême s'ajoute aux tensions existant entre l'Union évangélique, qui hésite à s'engager, et la Sainte Ligue catholique, qui prend nettement position aux côtés des empereurs Mathias d'abord, Ferdinand II ensuite. En politique extérieure, l'impression est profonde dans les différents États européens.

 

Incident localisé, spectaculaire, violent, la défenestration de Prague fut la cause immédiate de la guerre de Trente Ans.

 


La guerre de Trente ans


La guerre de Trente Ans est le premier grand conflit des Temps modernes.

Elle a ruiné pour longtemps l'Europe centrale et abaissé l'Allemagne, avec deux millions de morts parmi les combattants et davantage encore parmi les civils, soit en tout au moins cinq millions de victimes pour une population totale de quinze à vingt millions d'habitants dans le Saint Empire romain germanique.

 

Cette guerre semée d'atrocités et de massacres en tous genres a été inaugurée en 1618 par une obscure querelle entre les protestants de Bohême et Matthias, empereur d'Allemagne et roi de Bohême, par ailleurs catholique.

Marie Desclaux


Fin de la Bohême (1618-1620)

C'est ainsi que la Diète de Prague refuse au nouvel empereur d'Allemagne le titre de roi de Bohême. Elle propose la couronne à l'Electeur palatin Frédéric, un prince allemand de confession calviniste.

La Ligue des princes catholiques, conduite par Maximilien 1er de Bavière, ne tolère pas l'immixtion d'un calviniste proche des Hollandais.

Ses mercenaires, conduits par le comte Jean de Tilly, écrasent les protestants à la Montagne Blanche, le 8 novembre 1620. La Bohême perd dès lors son autonomie et devient une propriété personnelle des Habsbourg de Vienne.

Internationalisation du conflit (1620-1635)

Le roi d'Espagne Philippe IV de Habsbourg prend prétexte des événements pour reprendre la guerre contre ses anciennes possessions des Provinces-Unies (les Pays-Bas actuels).

 

- l'intervention danoise :

Les protestants allemands, inquiets, se tournent en 1625 vers le roi luthérien Christian IV de Danemark qui conclut aussitôt une alliance avec l'Angleterre anglicane et les Provinces-Unies calvinistes contre l'Espagne.

La guerre reprend de plus belle tandis que l'empereur catholique recrute un nouveau chef de guerre, le tchèque Albert de Wallenstein. Le roi de Danemark est vaincu. Il signe la paix de Lübeck le 6 juin 1629 avec l'empereur Ferdinand II et se retire de la guerre.

 

- l'intervention suédoise :

Le Suédois Gustave-Adolphe s’en inquiète. Il estime que le moment est venu pour lui de passer à l’offensive afin de prévenir les visées de l’empereur catholique sur la Baltique. Débarquant en Poméranie, il écrase l'armée de la Ligue catholique, commandée par de Tilly, à Breitenfeld, près de Leipzig, le 17 septembre 1631.

La France de Louis XIII et Richelieu entre discrètement en jeu et lui verse des subsides pour lui permettre d’entretenir ses troupes. Gustave-Adolphe conquiert la Bavière et la Rhénanie et installe son quartier général à Francfort. Il reçoit le surnom de « Lion du Nord ».

À Lützen, le 6 novembre 1632, à la tête de 175.000 homes, dont seulement 30.000 Suédois (et Finlandais), il écrase l'autre chef des catholiques, Albert de Wallenstein mais est blessé à mort à la fin de la bataille.

Son épopée s’arrête là mais les Suédois n’en poursuivent pas moins la guerre avec de grands chefs de guerre efficaces et brutaux cependant que sa fille de six ans, Christine, lui succède sur le trône de Suède.

Incendie de Magdebourg par les soldats de Tilly, le 20 mai 1631

Wallenstein, qui commence à faire de l'ombre à l'empereur, est assassiné le 25 février 1634. Après la défaite des Suédois, l'empereur est à nouveau sur le point de mettre un terme au conflit. Il signe avec les protestants la paix de Prague, le 30 mai 1635, qui ramène l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, 80 ans plus tôt.


La France relance la guerre (1635-1648)

C'est alors que Richelieu et le roi de France Louis XIII décident d'entrer ouvertement dans la guerre, aux côtés des protestants, pour prévenir l'encerclement de leur royaume par les possessions des Habsbourg.

La déclaration de guerre de la France à l'Espagne relance le conflit pour treize ans. Autant de souffrances en plus pour les Allemands. L'épilogue est la publication des traités de Westphalie, sous l'égide de la France et de la Suède, le 24 octobre 1648, qui laisse l'Allemagne exangue et émiettée en plus de 350 principautés indépendantes.


 Les traités de Westphalie (1648)

mettront fin à cette guerre.
 

Source Hérodote

 


La Montagne blanche

L'armée de Ferdinand II défait les troupes protestantes à la Montagne Blanche
L'armée de Ferdinand II défait les troupes protestantes à la Montagne Blanche


La bataille de la Montagne Blanche (en tchèque : Bílá hora) se déroula le 8 novembre 1620, non loin de Prague. C'est l'une des premières et des plus importantes batailles de la guerre de Trente Ans.

Elle oppose une armée d'environ 21 000 hommes commandée par Christian Ier d'Anhalt-Bernbourg pour le compte de Frédéric V, aux forces du Saint-Empire placées sous les ordres de Charles-Bonaventure de Longueval, comte de Bucquoy, combinées aux forces de la Ligue catholique, sous les ordres de Jean t'Serclaes, comte de Tilly, regroupant ainsi 29 000 hommes qui obtiennent une victoire écrasante. Cette bataille marque la fin de la première période (période Palatine) de la guerre de Trente Ans

 

Aspects religieux

Au cours de cette bataille opposant catholiques et protestants, le carme déchaux espagnol Dominique de Jésus-Marie exhiba une image de l'adoration des bergers mutilées par des iconoclastes, ce qui galvanisa les troupes catholiques.

(Nota : déchaux : qui porte des sandales)

 

 

Conséquences

Les protestants perdent 5 000 hommes dans la bataille et laissent l'ensemble de leur artillerie et de leur matériel sur place. Tilly peut alors entrer dans Prague. La liberté de religion est supprimée. Vingt-sept des chefs de l'insurrection sont exécutés sur la Place de la Vieille-Ville, au centre de Prague. Les protestants quittent le pays. Frédéric V, tout récemment élu roi le 4 novembre 1619, s'enfuit également. La brièveté de son règne, tout juste un an, lui vaudra le surnom de roi d'hiver.

Le sort de la bataille met fin à l'indépendance du Royaume de Bohême pour une période de 300 ans. Les troupes espagnoles, cherchant à encercler les provinces hollandaises rebelles, occupent le Palatinat du Rhin. Le protestantisme menaçant d'être débordé en Allemagne, le Danemark entre dans le conflit

 

Source Wikipedia


Le traité de Westphalie

 

 

Les traités de Westphalie, signés à Münster et Osnabrück, mettent fin, dans l'espace germanique, à la complexe guerre de Trente Ans qui a embrasé l'Empire puis l'Europe entière. Ils marquent un tournant historique majeur, en entérinant les échecs définitifs du projet des Habsbourg de domination universelle et du rêve de chrétienté réunifiée promu par les empereurs catholiques et les papes.

Les puissances catholiques, hors la France qui récupère les droits des Habsbourg d'Autriche en Alsace et les Trois Évêchés : Metz, Toul et Verdun, aux dépens du Saint Empire Romain Germanique, sortent affaiblies : l'Espagne admet l'indépendance des Provinces-Unies tandis que la Suède luthérienne, protectrice des protestants allemands, conforte son hégémonie en Baltique en annexant la Poméranie occidentale et les évêchés de Brême et Verden.

Le principe de souveraineté religieuse des princes allemands, posé par la paix d'Augsbourg de 1555, est confirmé et étendu aux calvinistes. L'empereur, s'inclinant devant les « libertés germaniques » des princes territoriaux de l'Empire, renonce ainsi à exercer sur celui-ci une souveraineté pleine et entière. Cette logique, respectée jusqu'à la fin de l'Empire en 1806, pousse les Habsbourg d'Autriche à renforcer leur puissance sur leurs propres États héréditaires et, à terme, à mener une expansion territoriale vers l'est.


Ces traités sont constitués de plusieurs accords signés entre les parties aux différents conflits :

• le 30 janvier 1648, à Münster, le traité entre l’Espagne et les Provinces-Unies, mettait fin à la guerre de Quatre-Vingts Ans.
• le 24 octobre 1648, à Münster, le traité entre la France et le Saint-Empire, mettait fin à la guerre de Trente Ans, complété par l’acte de cession à la France des trois évêchés de l’Alsace, de Brisach et de Pignerol par l’Empire et par celui de la cession de l’Alsace à la France par l’Empereur Ferdinand III et les archiducs d’Autriche, Charles, Ferdinand et Sigismond.
• le 24 octobre 1648, à Osnabrück, mettait aussi fin à la guerre de Trente Ans.
• le 2 juillet 1650, à Nuremberg, les deux conventions entre le Saint-Empire et la France, et entre le Saint-Empire et la Suède, relatives à l’exécution de la paix.

Ces traités furent la base de l’organisation de l’Allemagne jusqu’à la suppression du Saint-Empire romain germanique en 1806

 

Le système westphalien

Les négociateurs de ces traités pour aboutir à ce qu’il est convenu d’appeler depuis « le système westphalien », introduisant les concepts directeurs des relations internationales modernes :

• l’équilibre des puissances, c’est-à-dire que tout Etat, petit ou grand, à la même importance sur la scène internationale .
• l’inviolabilité de la souveraineté nationale .
• le principe de non-ingérence dans les affaires d’autrui

 

Sources Wikipédia et Le Bréviaire des Patriotes

 


Le printemps de Prague

Les jeunes à l'assaut des chars russes en 1968
Les jeunes à l'assaut des chars russes en 1968

 

Le Printemps de Prague débute le 5 janvier 1968. Alexander Dubček est élu président de la République socialiste tchécoslovaque. Très vite, il prend ses distances avec Moscou et installe une autre vision du communisme. Démocratisation des partis politiques, libéralisation économique, décentralisation administrative : la société tchécoslovaque est en pleine mutation.

D'autant que les droits individuels évoluent eux aussi. Avec Alexander Dubček, les Tchécoslovaques gagnent en liberté. La presse et la parole ne sont plus soumises au joug soviétique. La population est libre de circuler.

 

La fin du Printemps de Prague

 

Face à cet engouement démocratique, le bloc soviétique va s'organiser pour mettre un terme au Printemps de Prague. Cette nouvelle idée du socialisme à visage humain n'est pas du goût de Léonid Brejnev, le secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique. Il met au point la doctrine Brejnev qui limite l'autonomie des États soviétiques. Les armées du Pacte de Varsovie, composé de l'URSS, de la Pologne, de la Bulgarie, de la Hongrie et de la RDA, font irruption en Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août 1968. Prague est rapidement prise, signant la fin du Printemps de Prague.

 

À savoir

Après le Printemps de Prague, en 1969, trois hommes s'immolent par le feu en Tchécoslovaquie pour protester contre la fin de la liberté d'expression. En mars, puis en août, un an après l'invasion, des manifestations ont lieu pour dénoncer le revirement de leur pays.




Ian Palach

Ian Palach
Ian Palach

 

 

Jan Palach, né le 11 août 1948 et mort le 19 janvier 1969, est un étudiant en Histoire tchécoslovaque qui s'est immolé par le feu sur la place Venceslas à Prague le 16 janvier 1969.


Par ce suicide public, Palach souhaitait protester contre l'indifférence de la population à l’invasion de son pays par les forces du pacte de Varsovie en août 1968.

Cette invasion avait mis fin brutalement au Printemps de Prague, et aux réformes d’Alexander Dubček dont l'objectif était l'humanisation du système socialiste tchèque ; l’intervention militaire de 1968, suivie par une soumission du Parti communiste tchécoslovaque aux ordres de l'URSS, allaient verrouiller durablement le champ politique de la Tchécoslovaquie communiste, qui entrait dans la phase dite de « normalisation ».

 

Étudiant à l'École supérieure d'économie de Prague puis à l'université Charles, Jan Palach est mort trois jours après son geste, des suites de ses brûlures extrêmement importantes.

Jan Zajíc et Evžen Plocek, deux autres jeunes tchèques, suivirent l'exemple de Jan Palach respectivement le 25 février et le 9 avril de la même année.

Les autorités communistes ont alors tenté de discréditer le jeune martyr par plusieurs manipulations, notamment en faisant disparaître une lettre posthume où Jan Palach dénonçait l'invasion soviétique.


Conséquences

En janvier 1989, le 20ème  anniversaire de la mort de Jan Palach provoque une semaine d'importantes manifestations contre le régime communiste, appelée « Semaine de Palach ». Le 16 février 1989, l'auteur dramatique Václav Havel, un des dirigeants du mouvement de la Charte 77, est arrêté par la police de la dictature communiste pour avoir voulu déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de Jan Palach.

Le 20 février suivant, il est condamné pour ce geste à neuf mois de prison ferme et le 22 février, sept autres opposants sont aussi condamnés. Quelques mois plus tard, la dictature s'effondre à la suite de la Révolution de velours.

 


Pont-Charles

Le Pont Charles à Prague
Le Pont Charles à Prague

 

Le pont Charles est un pont qui relie le vieux Prague (Staré Město ) au quartier de Malá Strana, construit au XIVe siècle,  sur la Vltava (la Moldau).

 

Symbole de la ville, incontournable pour les touristes, il est envahi de musiciens, d'artistes divers, de bonimenteurs et de camelots.

Son nom fait référence au roi Charles IV qui n'eut de cesse d'embellir Prague. Sa construction a servi à remplacer l'ancien pont Judith édifié quelques mètres en amont et emporté par la Vltava en crue en 1342.

 

Le pont Charles a inspiré tout un dictionnaire de fables, comme celle qui raconte que des tonnes d'œufs ont été rapportés des villages alentour pour servir de liant au mortier.

 


L'Enfant-Jésus de Prague

L'Enfant-Jésus de Prague dans l'église Notre Dame de la Victoire
L'Enfant-Jésus de Prague dans l'église Notre Dame de la Victoire

  

 

Église Notre-Dame-de-la-Victoire

 Kostel Panny Marie Vítězné

 

Enfant Jésus de Prague

Pražské Jezulátko

 

 

 Histoire de l'Enfant Jésus de Prague

 

 

Au temps de la guerre de Trente-Ans

Pendant la grande guerre de trente ans", l'Europe souffre des luttes entre chrétiens. De violents affrontements entre catholiques et protestants déchirent l'Église.
 Prague, capitale de la Bohême, est particulièrement touchée par les luttes religieuses. Les nobles protestants refusent d'obéir à l'empereur Ferdinand II. Malgré la misère qui règne, ce dernier garde une grande confiance en l'amour de Dieu; il demande au Pape Paul V d'envoyer auprès de lui, le Père Dominique de Jésus, Supérieur général des Carmes. La prière de ce religieux obtiendrait la victoire de l'armée catholique.

 

L'influence des carmes

Le Père Dominique de Jésus-Marie joua un rôle providentiel. Il fut l'âme de l'armée impériale; aussi, après la bataille de la Montagne Blanche, qui sauva le catholicisme en Bohême, l'empereur lui témoigna sa reconnaissance en demandant une fondation de Carmes Déchaux dans la capitale.
 Ces bons religieux arrivent dans un moment difficile. Les guerres ensanglantent toujours le pays. Prague en souffre particulièrement. Les ressources du monastère sont insuffisantes et la pauvreté se fait sentir dans toute sa rigueur; les chroniques rapportent que le pain manqua plus d'une fois au réfectoire. La princesse de Lobkowicz suit avec intérêt l'installation des Carmes dans sa ville. Elle veut les aider. En 1628, elle donne aux religieux une statuette en cire et elle leur dit: "Je vous donne ce que j'ai de plus précieux. Vénérez l'Enfant-Jésus. Vous ne manquerez de rien. »

 

La statue de cire dispose de 2 couronnes
La statue de cire dispose de 2 couronnes

La statue de l'Enfant-Jésus : un cadeau de mariage princier

Cette statuette de 48 centimètres environ représente l'Enfant-Dieu. Il est habillé d'un splendide manteau brodé et porte une couronne ornée de pierres précieuses. Sa main droite est levée en signe de bénédiction. Dans sa main gauche, il porte le globe terrestre surmonté de la Croix glorieuse.
La princesse avait reçu cette statue à l'occasion de son mariage. Elle appartenait à sa famille maternelle.
 On la vénérait depuis longtemps comme étant miraculeuse. A partir de ce jour, la grande pauvreté du couvent cesse. Les moines deviennent les plus fervents adorateurs du Divin Enfant. Le Père Cyrille, en particulier, se donne de tout son coeur à la cause de l'Enfant-Jésus.
 Mais hélas, deux ans plus tard, les guerres reprennent plus violentes que jamais. Le Prieur juge alors plus prudent d'envoyer ses novices à Munich, en Bavière. Avec leur départ, l'Enfant-Jésus perd ses plus fidèles adorateurs.

 

Misère et pauvreté

 A nouveau, les épreuves se succèdent. La pauvreté réapparaît. Les hérétiques saccagent et pillent l'église. La petite statue est jetée derrière l'autel. Pendant sept ans, les difficultés se multiplient. Le Prieur demande qu'on prie et qu'on fasse des sacrifices pour obtenir la paix en Bohême.
 Le Père Cyrille qui vient de rentrer à Prague rappelle à son supérieur l'existence de la statue miraculeuse. Il faut la retrouver. Après bien des recherches, il la découvre sur un tas de gravas. Il la remet à l'honneur dans le choeur. Les religieux prient avec ferveur devant elle. Bientôt, l'Enfant-Jésus montre sa puissante protection. L'ennemi lève le siège de Prague.

La statue dispose de 46 robes changées 10 fois par an, au fil des saisons, selon une tradition immémoriale.
La statue dispose de 46 robes changées 10 fois par an, au fil des saisons, selon une tradition immémoriale.

Prières d'intercession

Le Père Cyrille passe de longues heures en prière devant son Sauveur.

 Son cœur déborde de reconnaissance. Or, un jour, pendant sa prière silencieuse, il entend distinctement ces paroles : "Rendez-moi mes mains, je vous rendrai la paix. Ayez pitié de moi, j'aurai pitié de vous. Plus vous m'honorerez, plus je vous favoriserai". Dans sa joie d'avoir retrouvé la statuette, il n'avait pas remarqué que l'Enfant-Jésus avait les mains brisées. Il se précipite chez le Prieur. Ce dernier refuse toute réparation: le couvent est trop pauvre. Le Père Cyrille s'incline et offre au Seigneur son chagrin.

 Quelques semaines plus tard, il est envoyé au chevet d'un mourant qui lui offre une belle aumône. Le bon Père, cette fois, est persuadé que son supérieur va restaurer la statue. Celui-ci pense qu'il est préférable d'en acheter une autre, plus belle. Le Père Cyrille attristé ne peut qu'obéir. Mais le jour de l'inauguration de la statue, un chandelier bascule et brise en miettes la nouvelle statue.

 

Jésus roi des cœurs et secours des persécutés

Les religieux passent par bien des épreuves jusqu'au jour où le Supérieur comprend que son couvent a pour vocation de propager l'amour de l'Enfant-Jésus dans le cœur des hommes. A partir de ce jour, un certain mieux se manifeste, mais la statue n'est toujours pas réparée. Le Père Cyrille en est très peiné. Il entend une voix qui lui dit: "Placez-moi à l'entrée de la sacristie et vous trouverez quelqu'un qui aura pitié de moi". Un étranger se présente quelques instants plus tard, et fait réparer l'Enfant-Jésus à ses frais.

 Le 29 août 1639, les Suédois sont aux portes de la ville. Le gouvernement est sur le point de partir. Au Carmel, on ne perd pas confiance, on prie. On passe la nuit au pied de l'Enfant-Jésus. Le lendemain, le siège est levé.

 Les bienfaits accordés par l'Enfant-Jésus engagent les Carmes à lui bâtir une chapelle; la place en a été indiquée par la sainte Vierge au Père Cyrille dans une vision, en 1638; mais les ressources manquent, et, en ces temps de guerres religieuses où les Calvinistes dévastent les églises, on n'ose entreprendre une construction. On se contente de placer la statue miraculeuse dans une chapelle située dans le cloître des religieux, au-dessus du maître-autel, de telle sorte cependant qu'on peut la voir de l'église.

 

Un nouveau sanctuaire

En 1642, la princesse de Lobkowicz pourvoit aux frais d'un nouveau sanctuaire dans l'église. Il est inauguré en 1644, le jour de la fête du Saint Nom de Jésus. L'Enfant divin, ayant son autel particulier, répand ses bénédictions avec une nouvelle abondance.

 Le 15 octobre 1647, en la fête de sainte Thérèse d'Avila, l'empereur Ferdinand III rend visite au Carmel de Prague et remercie l'Enfant-Jésus au pied de sa statue pour tous les bienfaits qu'il lui a accordés ainsi qu'à ses sujets. Il recommande aux prières des Pères sa personne et ses Etats.

 Le cardinal-archevêque de Prague célèbre la sainte Messe à l'autel même du divin Enfant, le 3 mai 1648. Chaque fois que le peuple de la cité recourut à la protection de l'Enfant-Jésus, sa confiance fut récompensée.

 La confiance conduit toujours à l'Amour.

 

Tiré de la revue Vianney de Décembre 2006 p.20, édition Mission Thérésienne

Site de la Paroisse St-Patern de Vannes