Du 18 au 21 février : 3 jours dans la capitale des Gaules

Les petites Heitz, avec leurs grands-parents et leur cousine Solweig au Parc de la Tete d'Or
Les petites Heitz, avec leurs grands-parents et leur cousine Solweig au Parc de la Tete d'Or

Nos petits enfants nous ont apporté ce petit plaisir de devoir voyager.

 

C'est ainsi qu'après les avoir eues pendant une semaine rien que pour nous, à Plouhinec, nous avons eu la chance de reconduire les 3 petites de Noaluen et de Renaud à Lyon chez leurs autres grands-parents.

 

De qui s'agit-il ? Les petites, ce sont Enora la grande, Gwenn la moyenne et Liz la petite et les grands-parents lyonnais, Blandine et Luc, alias Mimi et Papouni.

Ces derniers nous ont accueillis princièrement dans leur maison au pied du parc de la Tête d'Or, parc, qu'ils nous ont fait découvrir avec le gigantisme de ses espaces, la richesse des espèces animales et végétales, les grands plans d'eau, le petit train qui serpente et la foule qui grouille. 

L'orgue de l'église du Saint Nom de Jésus monté par Michel Merklin
L'orgue de l'église du Saint Nom de Jésus monté par Michel Merklin

 

 

Le lendemain matin, c'est dans l'église du Saint Nom de Jésus que nous avons assisté à la messe.

 

C'est une église tenue par les Dominicains, cette congrégation fondée il y a quelques siècles par St Dominique, nique-nique. Elle eut l'immense-triste privilège de tenir les tribunaux de l'Inquisition. Mais, chut ! C'est de l'histoire ancienne.

Bref, dans cette église, nous avons découvert un orgue un peu simplifié à la musicalité exceptionnelle. Le buffet est réduit à sa plus simple expression. On y a privilégié la musique à l'esthétique de l'instrument.

Albin et sa cousine Liz
Albin et sa cousine Liz

L'après midi, alors que Luc et Blandine roulaient vers les hauteurs enneigées des Alpes avec Enora et Gwenn, nous laissant pour 24 heures la jouissance de leur maison, c'est Albin que nous a servi de poisson-pilote pour la découverte de Lyon.

 

Il est vrai que ses 2 années d'apprentissage dans le vieux Lyon lui ont permis de connaître à la perfection les traboules et autres bouchons.

Nous avions gardé avec nous la petite Liz, jugée trop jeune avec ses 15 mois, pour aller se vautrer dans la blanche poudreuse  alpine. Alors pour la découverte lyonnaise, c'est dans un porte bébé ventral que nous l'avons trimballée.

C'est ainsi que nous avons vu l'hôtel de ville avec sa grosse boule dorée, représentant le calendrier lunaire, a t'on cru comprendre.

Albin nous a montré son entreprise, la boucherie où il finit son apprentissage. C'est chez Fauci, la meilleure boucherie de Lyon.

 

Nous voyant très embarrassés avec Liz, et voulant participer  à l'effort, il a tenu à porter sa petite cousine. Et là, nous avons vu le regard admiratif des gens à son passage.

Ça paraissait évident pour eux, un si jeune papa avec ses vieux parents, s'occupant avec tant d'amour de sa petite fille.

Nous en étions presque jaloux. Lorsque nous la portions, personne ne se retournait sur nous.

Alors nous en rajoutions, du style : c'est pas le tout de faire des conneries à 16 ans, après on doit assumer.

Bien calmement, Albin nous retorquait : j'assume.

C'est donc avec bonne humeur que nous avons clôturé cette première journée, après avoir marché, flâné et piétiné pendant près de 4 heures.

 

 

Notre Dame de Fourvière dominant la ville de lyon
Notre Dame de Fourvière dominant la ville de lyon

Le lendemain, c'est place Belcourt que nous nous sommes retrouvés.

Dans un bouchon, nous avons osé un caoutchouteux Tablier du Sapeur et une énigmatique Cervelle de Canut.

Nous avons fait un passage par la cathédrale, le siège épiscopal du Primat des Gaules. Ce jour-là les journaux lyonnais titraient en première page le futur mariage du curé de Ste Blandine. En ayant une petite et amicale pensée pour le Cardinal Barbarin, nous est revenu en mémoire ce cher adage de Jacques Chirac : les emmerdes, ça vole en escadrille.

 

L'après midi, nous osons la Ficelle et en 3 minutes, nous sommes à Fourvière.

C'est une émouvante visite que nous y avons faite, découvrant la magnificence des mosaïques. La vue sur Lyon est impressionnante, colossale avec la Saône en premier plan.

Sur le chemin du retour, nous avons même croisé une Ste Anne. Nous avons abandonné Albin avant de regagner notre home, mais en bus cette fois.

Le lendemain, à Paris, nous remettions Liz à sa maman venue tout exprès de Villeneuve d'Asq chercher sa petite princesse avant de retrouver notre terre bretonne.