Pause pour les obsèques de Mamie Marie

Le calvaire du Pontoir à Plouhinec
Le calvaire du Pontoir à Plouhinec

Décédée le 12 avril, Mamie Marie, la maman de Jean-Jacques, a été enterrée le vendredi 14 avril. C'était le Vendredi Saint.

C'est donc dans le dépouillement complet de l'église (pas de nappe d'autel, pas de cloches) que les obsèques ont été célébrées.

Les petits enfants qui avaient pu se libérer étaient présents. Mais les obligations professionnelles ne permettent pas toujours d'être disponible.

Comme Mamie Marie, dans les derniers temps de sa vie n'employait plus guère que le breton pour tenter de s'exprimer, la cérémonie en a été largement marquée.

Un grand merci à toutes les personnes qui se sont manifestées, tant pour les services, les fleurs, les visites, les mots, les gestes d'amitié ou qui se sont unis à nous par la prière.

Il est toujours réconfortant de se sentir entouré.

Mamie Marie en 2012 le jour de l'inauguration de la maison de retraite
Mamie Marie en 2012 le jour de l'inauguration de la maison de retraite


Lorsque nous sommes partis lundi dernier, c'est une personne très diminuée que nous avions laissée. Depuis le mois de janvier elle était grabataire. La communication avec elle devenait difficile.

 

Oui ! Nous nous posions plein de questions. Faut-il partir ? Faut-il rester ? Faut-il attendre ?

Au cas où une tragique fin surviendrait pendant notre absence, Jean-Jacques et Gilbert avaient préparé cette éventualité.

 

3 jours plus tard, Mamie Marie est partie ; elle ne s'est pas réveillée de sa sieste de mercredi. Elle avait assisté le matin même à la messe célébrée à la maison de retraite.

 

 

Nous nous posions la question : où serions-nous à Pâques ? Et finalement, nous étions à la veillée Pascale à Plouhinec.

Jean-Jacques a porté le cierge pascal, Agnès a joué à la Samaritaine en apportant et en versant l'eau.

 

Et nous pèlerins, il nous faut remercier Mamie Marie. Après 3 jours de marche, il nous fallait faire le point.

Cette pause forcée nous a permis de reprendre des forces et surtout de nous délester.

Nous savons bien que lorsque vous regardez la liste de notre équipement, vous vous dites : mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien encore éliminer ?

Nous avons trouvé le moyen de gagner chacun 1,2 kg. Nous avons changé nos sacs pour en prendre de plus légers. Nous avons changé nos sandales pour en prendre de plus légères. Nous avons éliminé tout ce qui était en 3 exemplaires pour ne les garder qu'en 2. Nous avons éliminé une batterie de recharge.

Bref, grâce à Mamie Marie, nous allons maintenant partir plus légers.

Nous piaffons d'impatience à l'idée de reprendre la route à Carentoir.