11ème étape, Laval - Neau, 29km, la campagne mayennaise

Le chemin en cul de sac le long de la voie de TGV
Le chemin en cul de sac le long de la voie de TGV
Nous croyions avoir bien retenu les quelques leçons de la veille en partant un peu avant 7h30 ce matin. C'était oublier bien vite les aléas de Google maps qui nous a conduits à " l'insu de notre plein gré" et avec une confiance aveugle dans la technologie, dans un cul de sac en lisière de la nouvelle ligne TGV, celle qui relie Auray à Varsovie, en laissant en rade en rase campagne deux pèlerins bien décontenancés.
Alors nous avons fait des tours et des détours, traversé des champs de blé, franchi des clôtures de fil de fer barbelés, descendu des talus couvert d'orties. À ce propos, Agnès avec ses jambes découvertes, assure qu'en descendant les talus d'orties en glisser latéral et en apnée, ça ne pique pas.
Le magnifique chemin bordé de tilleuls
Le magnifique chemin bordé de tilleuls

Bref, ce n'était plus un pèlerinage mais une épreuve de koh lanta. Au bout de 2h1\2 de marche, Laval était toujours visible derrière nous. Oui Laval nous a collé à la peau comme la glaise aux bottes d'un paysan.

La Mayenne, le pays des trotteurs
La Mayenne, le pays des trotteurs
Ce petit moment de fâcherie a été vite oublié grâce aux magnifiques chemins empruntés : 3km bordés de tilleuls pour arriver au château de Hauterives.
Et de chemins en châteaux, nous avons oublié Laval, découvert St Cenere, Montsurs, Brée, pour arriver jusqu'à Neau en jouant avec les méandres de la Jouanne.
Ceci nous a permis de découvrir que la Mayenne est le pays du cheval. Nous avons vu quantité d'élevage de trotteurs avec leurs immenses pistes d'entraînement.
Agnès dans un champ de blé
Agnès dans un champ de blé

 

Nous suscitons beaucoup de curiosité par notre dégaine et notre tenue. Les gens que nous croisons à pied sur les chemins nous interpellent fréquemment.

Alors pour éviter cette réponse casse-moral que nous avions les premiers jours : "vous n'êtes pas arrivés !", nous préférons commencer par leur dire que nous venons de Plouhinec. Vu que ça commence à compter, ça marque un peu les esprits. Après nous leur disons que nous allons jusqu'en Pologne : ça passe beaucoup mieux.