30ème étape, Crouy (Soissons) - Bourg et Comin, 25km : la chaleur.

cathédrale de Soissons
la cathédrale de Soissons

Hier soir nous avions visité la cathédrale de Soissons et notre compte rendu n'était qu'approximatif et chargé d'erreurs.

Lors du conflit de 14-18, elle fut détruite au 3/4. Elle fut reconstruite à l'identique grâce aux fonds de dommages de guerre versés par l'État Allemand. Initialement il n'y avait qu'une tour, une seule fut reconstruite, la deuxième est toujours manquante.

Elle a pour nom St Gervais et St Protais. Illustres Romains disions nous de manière simpliste ! C'étaient deux frères jumeaux convertis au christianisme qui furent martyrisés à Milan par des soldats de Néron (vers 60) parce qu'ils refusaient d'abjurer leur foi. Un chrétien de Milan ensevelit leur corps dans sa maison. St Ambroise au 4e siècle retrouva leur sépulture et propagea leur culte.

C'est donc par erreur que nous avions parlé de St Servais obsédés que nous étions par les Saints de glace. (St Mamers, St Pancrace et St Servais, fêtés ces jours ci).

Et Rubens ? Nous entendons vraiment ce que nous voulons bien entendre. Et il est vraisemblable que François, notre guide, nous ait bien dit la vérité. Il s'agit de l'Adoration des Bergers, une toile inestimable, peinte par Rubens dans son atelier à Anvers vers 1620 et acheté par l'évêque de Soissons.

Bien national depuis la nationalisation des biens du clergé, elle ne peut pas être vendue. D'ailleurs pour cela il faudrait déjà aller la chercher car elle se trouve à 5m de hauteur et mesure 3m par 2m30.

Missy sur Aisne
l'église Ste Radegonde à Missy sur Aisne

Pour quitter Soissons, il nous a fallu longer la gigantesque usine TEREOS, usine de fabrication de sucre. En face de l'usine, nous avons pu voir une rue de "corons" mais de corons de luxe pour les cadres de l'usine. La traversée de Bussy le Long nous a pris une bonne heure car cette ville-rue mérite bien son qualificatif.

À Missy sur Aisne nous nous sommes cassés le nez sur la porte fermée de l'église Ste Radegonde.

Ne riez pas Plouhinecois, nous avons fait l'effort de vouloir aller visiter et aller prier Ste Radegonde, sans aucun parti pris. Et pourtant, nous venait en tête cette comptine maintes fois répétée par des générations de Plouhinecois : Riantec petit village habité par des sauvages.

Agnès et sa nouvelle coiffure
Agnès et sa nouvelle coiffure

Aujourd'hui il a fait très chaud. Ce fut vraiment le premier jour de grande chaleur. Les organismes qui ne sont pas encore fin prêts pour supporter une telle température ont un peu souffert.

Jean-Jacques ayant perdu son chapeau à Pont Sainte Maxence, a essayé tant bien que mal de se réfugier sous un mouchoir noué aux 4 coins. Finalement Agnès le trouvant ridicule sous cette toque a troqué son chapeau contre cette coiffure improvisée. 

Mais Agnès, c'est une tête à chapeau.

 

cimetière militaire italien de Soupir
le cimetière militaire italien de Soupir

À Vailly sur Aisne, nous avons vu le premier cimetière militaire de notre pèlerinage. C'est un cimetière militaire britannique réalisé pour recueillir les dépouilles des soldats des régiments des Royal Scot et des Royal Irish. Juste après la bataille de la Marne, ils avaient mission de défendre les passages sur l'Aisne. Du 12 au 14 septembre 1914, ils essayèrent en vain de repousser les Allemands. Le 14 septembre les troupes britanniques reçurent l'ordre de stabiliser leur poste. Ils le firent sur 32km. Ce fut le début de la guerre de tranchée.

À Soupir nous avons vu un cimetière militaire Italien pour recevoir les dépouilles des soldats des brigades Napoli, Salermo, Brescia et Alpi commandées par le général Alberico Albericci

Entre Avril et septembre 1918, ces brigades perdirent plus de 9 000 hommes dans les secteurs de l'Aisne, de Reims et des Argonnes. Environ 600 sont recueillis ici.

Toujours à Soupir nous avons vu un cimetière militaire allemand et juste en face, un cimetière français pour recevoir les dépouilles des soldats tués au Chemins des Dames en 1917.

 

Demain nous montons au Chemin des Dames.