Pause à la Malmaison : 1ere journée

La Sainte Anne de la Malmaison
La Sainte Anne de la Malmaison

Sur notre projet de route, il y avait ce point très haut placé sur la carte. Nous l'avions placé là parce que nous savions que nous pourrions y faire une pause d'une ou de deux journées pour nous requinquer, pour corriger quelques petits trucs, pour acheter ce qui peut manquer ou réexpédier ce qui est en trop ou qui ne sert plus.

 

Sur le bord du chemin d'Amifontaine, nous avons pu voir un calvaire bâti en mémoire d'un jeune aviateur mort en exercice, après guerre, avec cette épitaphe :

Aligerum coelo natum quid terra negasti ?

Ça, c'est du travail de traduction pour un prof de latin !

 

Nous avons pu visiter l'église St Michel de la Malmaison, église détruite intégralement, comme l'ensemble du village pendant la guerre 14. Le village avait été redessiné et l'église reconstruite à une vingtaine de mètres du lieu initial.

Mamy Colette, la déléguée paroissiale aux clefs, nous a expliqué que la chaire et les stalles du chœur avaient pu être récupérés dans les décombres de l'ancienne église, ainsi que plusieurs statues.

Dans un petit coin, nous avons découvert une Ste Anne. Depuis la guerre 14, il lui manque un bras  ; elle attend toujours qu'on le lui restitue ou qu'on lui en greffe un nouveau.

Agnès se fait soigner par David Ferté, un podologue de Vervins
Agnès se fait soigner par David Ferté, un podologue de Vervins

Aujourd'hui, Ingrid et Marc nous ont laissé une voiture, nous en avons profité pour faire des courses : consulter un podologue et se faire faire des semelles adaptées, acheter une nouvelle paire de chaussures pour Agnès, les premières étant déjà hors d'usage, acheter un nouveau polo pour Jean-Jacques, remplacer le chapeau perdu à Pont Sainte Maxence par une casquette, voir un médecin pour se compléter sa pharmacie usuelle, acheter de nouvelles paires de chaussettes, les premières étant percées, acheter une paire de sandows de 20 cm pour pouvoir s'accrocher ou se décrocher le poncho en cas de menace de pluie.

le vitrail de Notre Dame de Liesse avec le vitrail sur lequel figure Pierre de Keriolet
le vitrail de Notre Dame de Liesse avec le vitrail sur lequel figure Pierre de Keriolet

Profitant de la voiture, nous en avons profité pour aller jusqu'à Liesse Notre-Dame et visiter la Basilique Notre-Dame de Liesse.

Jusque là Révolution Française, c'était le pèlerinage le plus important de France. Au retour de leur sacre à Reims, les Rois de France y venaient systématiquement.

L'abbé d'Haussy nous y a accueillis. Après avoir appris l'histoire du sanctuaire et de la Vierge Noire miraculeusement sculptée par 3 chevaliers de la région prisonniers du Sultan d'Egypte, le P d'Haussy nous a présenté un vitrail sur lequel on peut distinguer un homme à genoux. Il s'agit de Pierre de Keriolet, le bandit converti du Morbihan venu à Liesse en pèlerinage à pied depuis Loudun après sa conversion.