54eme étape, Hochst im Odenwald - Monchberg, 24km : laborieuse journée

Hochst im Odenwald
Une rue de Hochst im Odenwald

Hier soir, à la Katholishes Pfarrant Christ-Koning, paroisse catholique du Christ-Roi à Hochst I-O, c'était la Hochfest der Heiligsten Dreifaltigkeit, c'était la messe de la Sainte Trinité. Nous n'avons pas très bien compris et même pas du tout, les paroles du célébrant d'origine polonaise. 

C'est très intéressant de voir ce qui se fait chez les autres et finalement de se dire que, ce qui se fait chez nous, dans nos paroisses en Bretagne, n'est pas si mal. Pour une paroisse grande comme Plouhinec en superficie mais avec 9700 hab il n'y avait que 25 personnes à la messe de ce samedi soir. Il faut signaler toutefois  que l'Eglise Évangéliste luthérienne est dominante dans la pratique religieuse de toutes les régions d'Allemagne que nous avons traversées.

La première ascension de la journée, dès 9h du matin
La première ascension de la journée, dès 9h du matin

C'est assez tardivement que nous avons pris la route ce matin, 8h30. La traversée du premier massif boisé avec une côte de 5 à 8% sur 2km, nous a mis tout de suite dans l'ambiance de la journée. Comme il y avait plusieurs villes à traverser et pour ne pas nous surcharger, nous n'avons pas pris de provisions au Backerei d'Hochst.

Mal nous en a pris, tous les Backerei rencontrés étaient fermés.

Agnès piétine un tapis de myrtilles
Agnès piétine un tapis de myrtilles

À Luzelbach, nous nous cassons le nez sur un chemin qui n'existe plus. Le temps de faire marche arrière sur 1km et de reprendre notre route, il est midi et nous venons de quitter la Hesse pour entrer dans l'immense Bavière. La Bavière est la région d'Allemagne la plus grande : 20% de la surface du pays. Nous pensions que c'était le Main qui faisait la séparation entre la Hesse et la Bavière. Ce n'est pas le cas sur la route que nous avons pris.

Nous avons modifié notre parcours ; au lieu de franchir le Main à Klingenberg am Main, nous l'avons fait 5km en aval par la passerelle ferroviaire entre Worth am Main et Erlenbach am Main. 

Il est 13h30, la faim nous tenaille, nous n'avons plus d'eau et les Backerei sont fermées aussi en Bavière.

Mais le grand Allah met un kebab sur notre route. Heureusement qu'il y a des Turcs pour travailler le dimanche (n'importe quoi : c'est le soleil et la fatigue)

Kirche Sankt Josef de Mechenhard
Kirche Sankt Josef de Mechenhard

Il nous reste encore 9km à faire. Et le soleil plombe. Sur notre route l'église de Mechenhard est ouverte, nous y entrons pour nous reposer et bénéficier de sa fraîcheur. C'est une Kirche Sankt Joseph, l'église n'est pas récente mais toutes les peintures et les sculptures sont contemporaines. Nous y trouvons même une sculpture avec Sainte Anne,  la Vierge Marie et l'Enfant-Jésus. Ayant repris des forces pendant un quart d'heure et en silence, nous nous apprêtons à partir lorsqu'une jeune femme entre. Nous la saluons et engageons la conversation avec elle. Elle parle un peu français. Nous lui expliquons notre pèlerinage. Ça la retourne complètement. Avant de partir, nous lui expliquons que hier soir à la messe nous n'avons pas compris grand chose aux textes lus et chantés et lui demandons si nous pouvons chanter le Notre Père en breton. Agnès aussi était émue. En la voyant , la jeune dame n'a pas pu retenir ses larmes et nous a chaleureusement embrassés.