61ème étape, Sand am Main - Bamberg, 27km, Main: te reverra t'on ?

Passage d'une péniche-paquebot sur le Main
Passage d'une péniche-paquebot sur le Main

La brume n'était pas encore dissipée ce matin lorsque nous avons quitté Sand am Main. Et pourtant nous n'étions pas de bonne heure. C'est par la rive gauche que nous avons décidé de cheminer jusqu'à notre terme dominical.

Les villages se sont succédés : Limbarch, Eltmann, Eschenbach, Dippach, Rossstad, Trunstad. Plus la litanie s'allongeait, plus l'espoir de trouver une Backerei ouverte s'amenuisait.

Mais à Viereth, miracle ! la Brauerei Gasthof, brasserie restaurant,  est ouverte. Ce doit être le seul restaurant ouvert à cent lieues à la ronde. Une armée de serveuses vont et viennent autour des innombrables convives. On se croirait chez Le Lain, à Ste Anne, le jour du Pardon. 

 

 

Le port fluvial de Bischberg
Le port fluvial de Bischberg

À  l'entrée de Bamberg, nous avons laissé le Main pour longer son affluent qui arrose Bamberg, le Regnitz.

Celui-ci s'est formé 50km en amont par 2 rivières : la Pegnitz et la Rednitz. En se confondant elles ont donné la Regnitz.

Quant au Main, il contourne la haute Franconie, en amont, par le Nord. Qui sait ? Peut être le retrouvera t'on un jour.

À Bischberg, nous découvrons le port fluvial de Bamberg. Depuis Rotterdam, les péniches peuvent remonter le Rhin puis le Main jusqu'à Bamberg voire au delà par le canal Main-Donau soit plus de 500km de navigation fluviale, c'est à dire au coût de transport le plus bas, pour desservir le plus profond de l'Allemagne.

 

 

Le chœur de l'église St Martin à Bamberg
Le chœur de l'église St Martin à Bamberg

Le Bamberger Dom, la cathédrale de Bamberg étant fermé à 18h, c'est dans l'église St Martin que nous avons assisté à la messe ce soir. Il

 y a des orgues magnifiques mais la participation de l'assemblée est toujours aussi triste. Chaque fidèle dispose d'un épais livre de chant avec les partitions. Mais comme il n'y a pas d'animateur, chacun fait ce qu'il peut, c'est à dire peu. De plus les cantiques ont sûrement eu leur heure de gloire, mais pour la plupart celle ci se situe entre les années 1650 et 1700.