70ème étape, Marienske-Lazne - Novy Dvur, 24km, sous la pluie au monastère

les Colonnades de Marienske-Lazne
les Colonnades de Marienske-Lazne

Hier soir à Marienske-Lazne, nous avons appris que dans cette ville thermale, il y avait plus de 40 sources. Elles sont pratiquement toutes différentes les unes des autres quant à leur composition. Mais elles ont une constante, elles sont toutes chargées en gaz carbonique. Elles peuvent soigner les maladies des reins, de la peau, des voies urinaires et respiratoires.

Des célébrités ont fréquenté cette station. Goethe y est venu en 1821-1823 avec Ulrika von Lewetzov. Le roi d'Angleterre Edward VII y a séjourné en 1897 et en 1907. Le chancelier autrichien, le Prince de Metternich y venait fréquemment entre 1821 et 1848. Mais encore Kafka, Nietzsche, Mark Twain, Gustav Mahler, Chopin, Pierre de Coubertin, Johann Strauss.

Pendant le régime communiste, ce modèle de "la décadence occidentale" avait perdu de son éclat. Depuis le changement de régime politique en Rep. Tchèque, la ville a connu un développement économique et touristique exceptionnel.

 

Il pleut sur les hauteurs de Marienske.
Il pleut sur les hauteurs de Marienske.

La pluie du matin n'arrête pas le pèlerin, nous disions-nous en quittant notre pension, un peu avant 7h. Sur le pas de la porte nous avons revêtu nos ponchos et nous avons attaqué une heure de longue montée vers les quartiers chics de la ville de Marienske. Nous avons laissé les remonte-pentes, les terrains de golf, les hôtels 4 étoiles. Et toujours la pluie.

Nous pouvons garantir que Marienske-Lazne est bien une ville d'eau.

Nous avons traversé Tepla, une ville de 2-3000 habitants, sans cachet particulier, avec ses habitations collectives, ses commerces qu'il faut deviner, et ces gens qui, à 9h30, s'occupaient à ne rien faire en buvant de la bière sous un auvent. Et toujours de la pluie.

 

l'église du monastère de Novy Dvur
l'église du monastère de Novy Dvur

À Dobra Voda, une commune grande comme le Magouero en Plouhinec, mais avec des habitations collectives, souvenirs d'un passé collectiviste, nous suivons notre GPS qui nous conduit à travers champ au Monastère Notre Dame de Novy Dvur. Il y avait bien une autre route plus officielle, mais surtout plus longue. 

Par beau temps le travers champ est souvent bucolique et poétique. Par temps de pluie, avec les hautes herbes qui déchargent dans vos chaussures leur trop plein de pluie, ça perd beaucoup de son charme.

Trempés comme des soupes, transis de froid, nous sommes accueillis par le Frère Romaric, un Français, puis par le Frère Hôtelier, F. Jean-Marie, parlant lui aussi un français remarquable.

La chaufferie de l'accueil des hôtes devrait pouvoir nous rendre des chaussures sèches demain matin.

 

Le Monastère de Novy Dvur est très récent, du début des années 2000. Il a été construit par (pour) des moines venus de l'Abbaye de Sept-Fonts dans l'Allier en France.

Tout est fait dans ce monastère pour respecter le silence autour des moines.

 

En faisant la vaisselle après le repas du soir, un jeune homme nous demande si nous venons bien à pied de Bretagne. Simon est traducteur-interprète auprès de la communauté. Sur les 25 moines, il y a 5 moines français.

Au départ, vers la fin des années 90, il y avait à l'abbaye de Sept Fonts quelques moines tchèques. Et lorsque le régime communiste est tombé, il y a eu une volonté d'ouvrir un monastère en Tchéquie.

Simon est venu en vacances à Carnac avec sa mère.