2ème jour à Czestochowa

Les groupes qui arrivent sont toujours précédés d'une croix fleurie et décorée
Les groupes qui arrivent sont toujours précédés d'une croix fleurie et décorée

 

Il se passe toujours quelque chose à Czestochowa. Il est dit chaque jour de la semaine 15 messes entre la Chapelle de l'Icône Miraculeuse et la basilique de la Ste  Croix et la Ste Famille. Le dimanche il y en a 20. Ce dimanche il y avait en même temps une grand messe solennelle dans la basilique, une autre solennelle sur l'esplanade d'arrivée et une dans la Chapelle. Les événements dépendent donc des groupes qui arrivent. 

 

Hier soir nous avons vu un grand nombre de personnes partir avec un document spécial de format A4. Soeur Anna, une religieuse polonaise parlant français, russe et ukrainien qui nous a pilotés ce matin pour une visite guidée, nous a donné l'explication. Hier c'était le premier samedi du mois. A Jasna Góra le premier samedi du mois est consacré à la famille. Les familles prennent un engagement de se mettre sous la protection de la Ste Vierge et réclament aussi sa protection pour la Pologne en complétant le fameux document que nous avons vu hier soir.

Dans l'enceinte de Jasna Góra, le monument aux 96 victimes de l'accident controversé de Smolensk ayant entraîné la mort du président de la République.
Dans l'enceinte de Jasna Góra, le monument aux 96 victimes de l'accident controversé de Smolensk ayant entraîné la mort du président de la République.

 

Pour bien comprendre Czestochowa dans le coeur des Polonais, il faut encore parler de l'attaque des Suédois sur la Pologne et sur Jasna Góra. 

 

En 1655, la Suède attaque la Pologne. On parle alors du Déluge suédois. Le 18 novembre de cette même année, les Suédois arrivent devant la forteresse de Jasna Góra, et exigent sa reddition immédiate. Bien que la place ne soit défendue que par 170 soldats, 20 officiers et 70 moines, face à une armée de 3 000 Suédois, le prieur Augustyn Kordecki n’est pas enclin à laisser entrer des armées luthériennes dans le sanctuaire, que d’ailleurs le chef des Suédois qualifiera de « poulailler ». 

Ces derniers attaquent le 27 décembre. Il gèle à pierre fendre. Qu'importe ! Les Suédois tirent à boulets rouges sur la forteresse Jasna Góra. Mais bientôt, avec l'effet combiné du gel et de l'excessive chaleur des canons, ceux-ci se dérèglent et se fendent.

Après 40 jours, les Suédois lèvent le siège. Depuis lors, et après la consécration de la Pologne à Notre Dame de Jasna Góra, le 1er avril 1656 à Lviv par le roi Jean II Casimir Vasa, Jasna Góra est non seulement le cœur religieux du pays, mais aussi le symbole de sa liberté politique.

Le Père Paulin, armé de son goupillon-balayette bénit les objets de piété qui lui sont présentés
Le Père Paulin, armé de son goupillon-balayette bénit les objets de piété qui lui sont présentés

 

 Il faut parler aussi du roi Jean Sobieski et de la bataille de Vienne.

 

 Le 12 septembre 1683,  Sobieski commandait les troupes polonaises, au côté des troupes impériales d’Autriche placées sous les ordres de Charles V de Lorraine lors du siège que menait l'envahisseur ottoman devant la capitale autrichienne. Le résultat éclatant de son action permit de chasser une fois pour toutes l’armée ottomane commandée par Kara Mustafa, pourtant supérieure en nombre et sur le point d’attaquer.

 

Sobieski avait prévu d’attaquer le 13 septembre, mais il se rendit compte que les Turcs étaient en ordre de bataille dès le 12. À quatre heures du matin, les troupes de Sobieski fortes d’environ 81 000 hommes attaquent une armée turque d’environ130 000 hommes. Sobieski charge avec ses hussards et enfonce les lignes ennemies qui détalent dans la plus grande confusion. À cinq heures trente, la bataille de Vienne est terminée.

 

Sobieski écrira au pape qu'il n'avait eu la victoire que grâce à l'aide de la Vierge Marie.

 

Sa gloire de héros national polonais et de défenseur du monde chrétien est née de cette victoire qui ferma définitivement les portes de l’Europe occidentale aux Turcs ottomans. De leur côté, les Ottomans le surnommèrent le Lion de Lechia (« Lion de Pologne »).

 

Le Pape et les dignitaires étrangers le surnomment « Sauveur de Vienne et de la civilisation occidentale ».

 

Dans une lettre à son épouse, il écrit qu’à la suite de cette bataille : « ... Tout le petit peuple me baisait les mains, les pieds, les vêtements ; d'autres se contentaient de me toucher en disant : Ah, laissez-nous baiser une main si courageuse ! ». 

La fête du Saint Nom de Marie fut instituée en la mémoire de cette victoire.

Nous présentons nos credentials à Agata la journaliste de Radio Jasna Góra et à Sr Anna
Nous présentons nos credentials à Agata la journaliste de Radio Jasna Góra et à Sr Anna

 

Réception à Radio Jasna Góra

Nous avons parlé de Sr Anna qui nous a pilotés sur le site de Jasna Gora. Impressionnée par notre pèlerinage, elle a tout fait pour que nous soyons interviewés par la Radio de Jasna Góra. 

Ainsi à 14h, elle nous a conduits aux studios d'enregistrement où Agata, la journaliste, nous a posé pleins de questions sur notre démarche, les raisons qui nous ont conduits à le faire et ce que nous en retirons.

En principe, pour écouter cette audition, il faut aller sur : www.radiojasnagora.pl/archiwum, à partir de demain soir

La Maison du Pèlerin où il est préférable de réserver pour être bien accueillis
La Maison du Pèlerin où il est préférable de réserver pour être bien accueillis

 

Accueil à la Dom Pielgrzyma im. Jana Pawla II, la Maison du Pèlerin

Depuis hier, nous avons enfin trouvé un hébergement à la Maison du Pèlerin.

Vendredi soir, alors que nous avions trouvé un hébergement à l'extérieur du site du sanctuaire, nous sommes revenus à la charge. Le permanent qui nous avait reçus n'était plus là ; c'est une dame qui était alors de permanence à l'accueil.

Nous y avons fait les réservations pour le lendemain alors qu' il y avait encore des chambres libres pour ce premier soir.

 

Demain nous descendons sur Cracovie