Jean Stablinski

Le père de Jean Stablewski, Martin Stablewski, a quitté la Pologne et s'est installé en France à l'âge de 25 ans, en 1924. Il travaille à la Zinguerie franco-belge de Thun-Saint-Amand, dans le département du Nord. Ses quatre premiers enfants, nés en Pologne, et sa femme le rejoignent plus tard. Peu après la naissance d'un cinquième enfant, en 1926, l'épouse de Martin Stablewski meurt. Lors d'un séjour dans sa famille en Pologne, il rencontre Pélagia qui devient sa femme et s'installe avec lui en France. Leur enfant Jean Stablewski naît le 21 mai 1932 à Thun-Saint-Amand. Martin Stablewski meurt le 13 juin 1940, écrasé par un camion allemand alors qu'une patrouille contrôle ses papiers.

 

Jean Stablewski, dit Jean Stablinski (né le 21 mai 1932 à Thun-Saint-Amand, Nord - mort le 22 juillet 2007) est un coureur cycliste français d'origine polonaise, qui fit une brillante carrière de 1952 à 1968, remportant au total 106 victoires professionnelles. Elle fut marquée par quatre titres de champion de France sur route (1960, 1962, 1963, 1964), un titre de champion du monde sur route (1962), une victoire au Tour d'Espagne 1958 et lors de classiques dont le Grand Prix de Francfort, Paris-Bruxelles et l'Amstel Gold Race. Il fut un fidèle coéquipier de Jacques Anquetil, dont il fut le capitaine de route.

 

Dans les pelotons, il était surnommé « le sorcier » ou « le renard » à cause de sa science de la course. À deux reprises, il a été suspendu pour non-respect des règles anti-dopage : un mois pour un constat de carence aux championnats du monde de 1966 (il ne s'est pas présenté au bon endroit) et contrôle positif aux amphétamines lors du Tour de France 1968). En 1962, il reconnaissait d'ailleurs avoir eu recours au dopage lors du Grand Prix des Nations 1954 qu'il termina 12ème.
Le 7 avril 2008, une stèle fut inaugurée sur la trouée de Wallers-Arenberg afin de lui rendre hommage. Ce fut Jean Stablinski qui proposa aux organisateurs de la course Paris-Roubaix le secteur pavé de la Trouée d'Arenberg. Cette stèle fut réalisée en pierre de Soignies et élaborée par le sculpteur Michel Karpovitch.