Pourquoi faire un tel pèlerinage ?

 

En 2013, après notre pèlerinage à Rome, nous avions mis par écrit quelques réflexions que nous vous proposons.

 

 

Il y a mille et une raisons pour faire un pèlerinage. Voici quelques unes qui ont influencé fortement notre démarche.

Pour se plonger dans un cheminement vieux de 12-13 siècle

 

Au même titre qu’on ne peut pas être chrétien tout seul, qu’on ne peut pas faire église tout seul, notre démarche s’inscrit dans une continuité de l’Eglise et nous donne vraiment le sentiment que nous sommes un maillon dans la vie et l’histoire de l’Eglise.
Et ce parcours nous a permis de vivre cela de manière concrète, explicite :
-cheminer sur la Via Francigena, ce même chemin qu’ont emprunté des milliers de pèlerins en route pour Rome depuis au moins l’an 800 ;
-marcher sur les mêmes dalles de pierre, sur la Via Cassia, ces dalles qu’a foulé Saint François d’Assise, pieds nus, en allant voir le pape à Rome.
-visiter et prier sur les tombeaux de Jean XXIII et Jean-Paul II qui seront prochainement canonisés par le pape François
-franchir le col du Grand-Saint-Bernard et nous arrêter à l’Hospice ouvert nuit et jour pour accueillir des pèlerins et des personnes en quête de gite, et ce, sans discontinuité depuis 1050.
  
  

Pour vivre temporairement et sans gros risque, l’épreuve du dénuement, de la fragilité.


Nous avons préparé notre pèlerinage depuis longtemps, nous l’avons marché dans notre tête pendant des mois avant notre départ, nous avons préparé avec méticulosité notre parcours et nos bagages. Nous acceptions au départ les imprévus qui n’allaient pas manquer d’arriver en nous disant que nous trouverions la force, le courage, la foi pour les traverser. Et ça n’a pas manqué.
 

Pour vivre intensément ensemble, après 42 ans de mariage, une aventure de plus de 3 mois.


Cette aventure, sans être exceptionnelle, comprenait malgré tout, son lot de difficultés que nous avons dû résoudre ensemble.
Mais après 42 ans de mariage, a-t’on encore besoin de se dire « Je t’aime » ? Peut-être pas pour certains ! Pour nous, ce fut grandiose.
Marcher côte à côte lorsque le chemin le permettait, l’un derrière l’autre et réciproquement lorsque le chemin ne le permettait pas, marcher souvent la main dans la main, et ceci tous les jours pendant plus de 3 mois, ne pas toujours être d’accord, mais toujours trouver un accord.
  
  

 

 

Pour faire une démarche spirituelle, se dépouiller d’un maximum de superflus et se laisser pénétrer par la grâce.


Il est vrai que pour cela il ne faut pas être encombré. Pour laisser entrer la grâce, il faut lui faire de la place, ouvrir toutes grandes les portes et les fenêtres de son cœur. Il ne faut pas se charger de choses inutiles et futiles. Il faut s’abandonner avec confiance à la Providence.

 

Juillet 2013